Le représentant du secteur privé est totalement absent. Alors que la population sinistrée lutte pour survivre dans une misère aggravée par les pluies diluviennes et les inondations causées par l’ouragan Mélissa, Laurent Saint-Cyr brille par son silence et son inaction. Derrière les murs de sa résidence, il semble ignorer la souffrance d’un peuple abandonné à lui-même.
Aucune déclaration publique, aucune visite sur le terrain, aucun geste de solidarité. Pour la deuxième fois consécutive, ce sont uniquement ses collègues, dont Leslie Voltaire, qui se mobilisent aux côtés du gouvernement. Ce mercredi encore, alors que le pays pleure plus d’une vingtaine de morts, dont plusieurs enfants à Petit-Goâve, et que des familles entières se retrouvent sans abri, le président du Conseil présidentiel de transition demeure introuvable.
Sur les images diffusées par les autorités, seuls Leslie Voltaire et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des ministres et le directeur général de la protection civile apparaissent à la Direction de la Protection civile, en train de coordonner les secours et de superviser la réponse d’urgence. Laurent Saint-Cyr, lui, reste aux abonnés absents.
Et pendant que le pays panse ses plaies, il prépare déjà un nouveau départ à l’étranger, cette fois vers le Qatar, à la tête d’une imposante délégation. La première fois, il s’était envolé pour une foire au Japon — un voyage coûteux et inutile de dix jours. Cette fois, il compte passer quinze jours au Qatar. Trois semaines se sont écoulées sans qu’il n’organise le moindre Conseil des ministres.
À mesure que son mandat touche à sa fin, Laurent Saint-Cyr s’impose comme le président le plus effacé et le plus inefficace de cette transition après Fritz Alphonse Jean. Après quatre ans passés entre le HCT sous Ariel Henry et le CPT, il n’a jamais démontré ni leadership, ni vision, ni sens de l’État. Pendant que le pays s’enfonce dans le chaos, il s’entoure de ses alliés du secteur privé, Barreau, Beaussan et d’autres, pour s’accaparer les maigres ressources publiques via la douane AGD et l’APN, transformées en véritables caisses noires.
Ce représentant de l’aile mafieuse du secteur privé des affaires ainsi que ses acolytes, doivent savoir qu’aucun pouvoir n’est éternel et doivent comprendre aussi qu’ils seront jugés tôt ou tard par le peuple haïtien, ce peuple meurtri, fatigué de la corruption, abandonné et oublié dans la crasse.


