Politique

Laurent Saint-Cyr au Qatar pour se promener, Leslie Voltaire au secours des victimes de Melissa à Jacmel

Le représentant du secteur privé au sein du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, incarne à lui seul le modèle d’un dirigeant incompétent et méprisant tel qu’Haïti n’en a jamais connu. Depuis qu’il a pris la tête du Conseil, il brille par son absence, son indifférence et son incapacité à comprendre la souffrance du peuple. Deux mois à peine après son accession à la présidence tournante du CPT, il s’est déjà imposé comme le symbole vivant d’une élite déconnectée et arrogante.

Alors que l’ouragan Melissa a durement frappé le pays, causant la mort d’une trentaine de personnes, de nombreux disparus et d’importants dégâts matériels, Laurent Saint-Cyr s’est illustré par un silence glacial. Pas un mot, pas une visite, pas même un message de compassion. Pendant que les habitants de Petit-Goâve appelaient au secours sous la pluie, lui, selon plusieurs sources, se terrait derrière les murs de sa résidence à savourer du caviar.

Ce vendredi, son mépris a atteint son paroxysme. Tandis que Leslie Voltaire, membre du Conseil, s’est rendu dans le Sud-Est, à Jacmel, accompagné du ministre des Travaux publics Raphaël Hosty, pour évaluer les dégâts et soutenir les victimes, Laurent Saint-Cyr, lui, a pris l’avion pour le Qatar, dans le cadre d’une soi-disant visite officielle dont les motifs demeurent inconnus. Aucun communiqué de la présidence n’a confirmé ce déplacement, ni précisé son utilité. Il devrait y rester dix jours, après un précédent voyage de douze jours au Japon, où sa seule activité notable fut de poser pour des photos à une foire internationale.

Sous sa présidence, le secteur privé a renforcé son emprise sur les institutions financières du pays — ONA, Douane, APN, et autres — siphonnant sans vergogne les maigres ressources publiques. Aujourd’hui, rien ne semble plus l’intéresser sinon son obsession de faire tomber le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé afin de s’emparer seul du pouvoir.

Face au tollé provoqué sur les réseaux sociaux, où de nombreux citoyens dénoncent son cynisme et son mépris total pour le peuple haïtien, Laurent Saint-Cyr, visiblement embarrassé, aurait fait une escale en Floride avant d’organiser à la hâte un Conseil des ministres virtuel. Par visioconférence, il compte décréter trois jours de deuil national et un état d’urgence environnemental dans quatre départements — la Grand’Anse, le Sud, le Sud-Est et les Nippes.
Mais qu’en est-il du département de l’Ouest, où les pertes humaines à Petit-Goâve sont les plus lourdes ? Faut-il donc attendre la pression des réseaux sociaux pour que les dirigeants prennent enfin leurs responsabilités ? Qui disait déjà que diriger, c’est prévoir ?

Au final, Haïti doit rompre avec cette génération de dirigeants de pacotilles.Le pays mérite des leaders dignes, sensibles, compétents et proches du peuple — pas des figurants obsédés par leurs privilèges.

Desk Report

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