Politique

Le Canada hausse le ton : Ottawa s’oppose au membres du CPT à tout remplacement du Premier ministre et menace de sanctions

Le Canada a haussé le ton ce jeudi face aux turbulences politiques qui secouent la transition haïtienne, réaffirmant son engagement à soutenir les efforts visant à redonner au peuple haïtien la sécurité et son droit souverain et constitutionnel de choisir ses dirigeants par voie démocratique.

Dans une série de messages publiés sur le compte officiel « Canada en Haïti », l’ambassade canadienne se dit « profondément préoccupée » par les tentatives attribuées à plusieurs membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) de remplacer le Premier ministre à seulement quelques jours de la fin de leur mandat. Une initiative qui, selon Ottawa, ne ferait qu’affaiblir davantage la stabilité et la sécurité du pays, à un moment jugé crucial de son histoire.

Le Canada appelle ainsi les membres du CPT à respecter leur engagement de quitter leurs fonctions le 7 février et à s’abstenir de toute démarche susceptible de freiner les progrès vers des élections libres et équitables. Ce rappel intervient alors que la question de l’avenir institutionnel de la transition suscite des débats intenses et alimente les tensions au sommet de l’État.

Au-delà de la mise en garde politique, Ottawa laisse également entendre que des mesures pourraient être prises contre les acteurs qui contribueraient à la dégradation de la situation. « Le Canada demeure prêt à prendre des mesures contre tout acteur dont les actions compromettent la paix, la sécurité et la stabilité d’Haïti », avertit la représentation diplomatique, dans une formulation qui renvoie à une posture plus ferme de la communauté internationale face aux risques de déstabilisation.

Cette sortie canadienne s’inscrit dans un contexte où les partenaires étrangers insistent sur la nécessité de préserver une continuité minimale de l’État, de consolider les acquis sécuritaires et d’avancer vers un calendrier électoral crédible. Pour plusieurs observateurs, les messages d’Ottawa traduisent une volonté de dissuasion face à toute tentative de recomposition politique jugée tardive et potentiellement dangereuse.

Alors que la population demeure confrontée à une insécurité persistante et à une crise humanitaire profonde, le Canada réitère que l’objectif central doit rester le rétablissement d’un niveau de sécurité de base et la restauration de l’autorité publique, conditions indispensables au retour à l’ordre constitutionnel. À mesure que l’échéance du 7 février approche, la pression internationale s’intensifie sur les acteurs de la transition pour éviter une nouvelle crise institutionnelle et maintenir le cap vers des élections.

Desk Report

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